ANDOR

 

ANDOR  – jeu coopératif

Nommé meilleur jeu de stratégie pour l’année 2013 en France et en Allemagne, ANDOR est un jeu coopératifAndor inattendu dans la mesure où il mélange des mécanismes traditionnels à différentes quêtes comme on en trouve dans les jeux de rôle. De scénario en scénario, il se renouvelle avec excellence, augmentant chaque fois le niveau du défi… jusqu’au point de nous inviter à prendre le relais de l’auteur dans la rédaction des événements.

Chaque scénario emmène quatre héros dans différentes missions. La première est de défendre un château vers lequel progresse des ennemis de plus puissants ; la seconde mais parfois aussi la troisième, surviennent en cours de partie dans le récit qu’on découvre par épisode lorsqu’un nouveau jour commence : porter un parchemin, consulter une sorcière pour guérir un roi, descendre dans des mines, etc.

L’originalité du jeu vient de sa temporalité. Chaque héros dispose de 7 heures par jour pour défendre le château, faire des achats utiles ou mener à bien une mission. Lorsque chaque joueur a utilisé ses sept heures, un nouveau jour commence et son lever de soleil correspond à la lecture de la suite d’un récit qui fait progresser l’histoire en amenant de nouveaux ennemis ou en étoffant la partie d’événements divers dont il faut tenir compte. Ainsi les gors faciles à vaincre sont suivis par des skrals ou des wardraks qui ne peuvent être vaincus que si des héros se rejoignent et s’unissent ; ainsi des ponts sont détruits par des tempêtes et obligent les joueurs à faire des détours pour passer la rivière ; ainsi, apprend-on dans un des scénarions, le roi se meurt et seule une potion le sauverait…

A bien des égards, Andor emprunte ses idées dans les ressources des jeux de rôles et des murder party, tout en restant un jeu de société, jouable en 90 minutes. Six scénarios sont disponibles et, de l’un à l’autre, la difficulté des missions grandit. Chacune d’elles provoque le groupe à gérer le mieux possible les ressources disponibles, les priorités les plus urgentes et l’enchaînement optimum des actions pour remplir toutes les missions imparties avant que le coucher du soleil du dernier jour.

La lecture des règles n’est ni simple ni compliquée… mais demande de bien intégrer des concepts qui parlent de la force et de la résistance de chaque personnage, exprimées sur des petits plateaux personnels et dont les indices permettent de déterminer le nombre de dés qu’on emploie dans un combat et le bonus qui s’ajoute au score qu’on obtient. On réservera donc le jeu à des publics d’adolescents et d’adultes et, au mieux, une première partie sera jouée avec quelqu’un qui est familier avec de tels concepts.

Andor emporte, cette année, une double palme : celle du meilleur jeu à Cannes et celle, magistrale, du meilleur jeu de stratégie 2013 en Allemagne. L’auteur, Michaël Menzel, révèle ainsi un autre de ses visages. Illustrateur hors pair de jeux connus comme l’Age de Pierre, le Monde sans fin, Les voleurs de Bagdad… signe ici un premier jeu en emportant une adhésion générale sur la conception des règles et de son univers.

 

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Les joueurs se voient attribuer des rôles de héros qui reviennent dans chacune des légendes : le guerrier, le magicien, le nain et l’archer. Au masculin ou au féminin, comme ils le désirent puisque chaque carte d’identité et chaque pion sont pourvus d’un double genre. Sur leur fiche d’identité, ils peuvent mesurer leurs capacités en points de force et en points de résistance, les outils qu’ils ont acquis au fil de la partie, un avantage lié à leur personnage et la grandeur de leur trésor.

Une première partie dure 1 h 30. Si le jeu peut être joué en solitaire ou à deux joueurs, les parties à trois ou à quatre sont certainement plus intéressantes. Pour 2 à 4 joueurs. Iello, environ 45 euros.

 

 

 

 

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