LE JEU DU DESERT

 » Chameau, 1 2 3… je te tiens ! « 

 

C’est un jeu d’intégration. Deux personnes (pour un groupe de 20) ou trois personnes (pour un groupe de 30) se portent volontaires pour amorcer le jeu et se tiennent au milieu de la zone à traverser. Ces personnes sont des chameliers qui ont besoin de capturer des chameaux.

La zone à traverser peut mesurer +/- 30 m de longueur sur une largeur de 20 m. On peut jouer en prairie ou en salle.

En fait, on adapte les mesures en  fonction des groupes.

Le groupe des joueurs se tient d’un côté de la zone à traverser, tous derrière la ligne au-delà de laquelle ils peuvent être attrapés.

Au signal, tout le monde doit traverser et tente de n’être pas pris. Tout le monde traverse en même temps. Un joueur engagé ne peut pas revenir derrière la ligne de départ. Il est à l’abri d’une capture s’il parvient à traverser la ligne opposée à l’autre extrémité du terrain.

Il n’est pas permis de sortir latéralement de la zone à traverser.

Pour qu’un joueur soit « valablement » pris, il doit être soulevé en l’air et être maintenu sans contact avec le sol jusqu’au moment où la formule de capture a été entièrement prononcée : Chameau, 1, 2, 3, je te tiens !

Si le joueur/ la joueuse, en se débattant, parvient à toucher le sol (avec une main, par exemple), la formule n’est pas valable et elle doit être reformulée. Éventuellement immédiatement.

Bien sûr, un joueur attrapé peut tenter de s’échapper.

Un joueur attrapé passe dans le camp de ceux qui attrapent.

Des joueurs peuvent naturellement s’entraider pour attraper ceux qui traversent.

Les joueurs qui traversent ne peuvent pas tenter de libérer un joueur qui est soulevé.

On comprend donc que :

  • c’est en s’entraidant qu’on attrape les plus forts et les plus lourds (on les soulève à trois, quatre, cinq)
  • tout le monde finit par être attrapé et la partie finit quand tous ont intégré le camp du désert.

 

Le groupe de ceux qui traversent attend le signal de l’animateur pour faire la traversée suivante (en sens inverse). Il n’y a donc pas des joueurs qui courent dans tous les deux sens. Il s’agit d’une traversée en groupe.

C’est un jeu joyeux à la seule condition que des consignes très claires sur la non-violence et la bienveillance sont données avant la partie.

La violence, c’est quand mon énergie (ma force pour traverser – spécialement pour les hommes) devient sauvage et dangereuse. Le but c’est d’être habile et non fort ou violent.

La bienveillance, c’est se défendre le mieux possible, avec habileté et douceur et savoir lâcher, s’abandonner quand les autres ont fait ce qu’ils pouvaient.

Un jeu dans lequel des personnes ont mal, est un jeu raté. ATTENTION, dans des jeux semblables, il n’y a pas de réussite si des scènes de violence existent : des joueurs qui foncent comme des buffles et font mal, des joueurs qui se débattent à tel point qu’ils donnent des coups, etc…